Un cours en miracles

Il y a quelques années, le hasard ou le destin a presque littéralement déposé le livre « Un Cours en Miracles » entre mes mains. Habituellement friand de lectures philosophiques d’origine orientale, cela me donna l’occasion d’une lecture spirituelle plus catholique avec laquelle je suis beaucoup moins familière. En effet, le livre a tout à fait le style d’une Bible (environ 700 très fines pages). Certes la forme est différente avec notamment l’utilisation de la terminologie chrétienne traditionnelle, et pourtant, je retrouve la même essence.

À défaut d’une analyse approfondie, il en existe plusieurs dont une conférence d’Eckhart Tolle sur le sujet, voici plusieurs points interreliés qui justifient mon analyse :

Apprendre à observer et contrôler ses pensées

Selon le Cours, nous sommes responsables de nos pensées et donc de nos choix qui en découlent. Notre responsabilité de les contrôler est aussi grande que sa puissance d’influencer toutes les sphères de notre vie à chaque instant.

Les miracles sont des pensées. Les pensées peuvent représenter le niveau inférieur ou corporel de l’expérience, ou le niveau supérieur ou spirituel de l’expérience. L’un fait le physique et l’autre crée le spirituel.

Seul l’esprit est capable d’erreur. Le corps ne peut agir faussement qu’en réaction à une pensée fausse.

Il est essentiel de se souvenir que seul l’esprit peut créer, et que la place de la correction est au niveau de la pensée.

La vérité, c’est que tu es responsable de ce que tu penses, parce que c’est seulement à ce niveau que tu peux choisir.

Tu es bien trop tolérant à l’égard des vagabondages de l’esprit et tu excuses passivement ses malcréations.

L’esprit est très puissant et jamais il ne perd sa force créatrice. Il ne dort jamais (…) Il n’y a pas de vaines pensées. Toute pensée produit une forme à un certain niveau.

Les pensées augmentent en étant données. Plus nombreux ceux qui croient en elles, plus elles prennent de la force. Tout est une idée. Comment, donc, donner et perdre peuvent-ils être associés ?

Notre essence n’est pas séparée mais liée à un tout

Notre véritable nature, au-delà de notre corps, serait reliée à un grand tout que le Cours appelle « pur-esprit ». Pour atteindre cet état de communion intemporel, nous choisissons sur le chemin des miracles c’est-à-dire nous choisissons le moment présent, l’amour et la paix plutôt que l’attaque et la peur.

Le miracle ressemble beaucoup au corps en ceci qu’ils sont tous les deux des aides à l’apprentissage servant à faciliter un état dans lequel ils ne sont plus nécessaires. Lorsqu’est atteint l’état originel de communication directe du pur-esprit, ni le corps ni le miracle ne servent plus aucun but. Tant que tu crois que tu es dans un corps, toutefois, tu peux choisir entre des canaux d’expression qui sont soit sans amour, soit miraculeux.

L’égo est la croyance de l’esprit d’être complètement seul avec lui-même.

Apprendre à séparer du reste cette seule seconde, et à la ressentir comme intemporelle, c’est commencer à ressentir que tu n’es pas séparé.

Choisir l’amour plutôt que la peur

L’amour ferait partie de nous et si nous ressentons la confusion, la culpabilité ou une perte de calme ou de paix, c’est que nous somme dans la peur.

La paix est un attribut en toi.

Quand tu as peur de quoi que ce soit, tu reconnais à cette chose le pouvoir de te blesser (…) Quand tu as peur, tu estimes mal. Alors ton intelligence, inévitablement, estimera mal, et en dotant toutes tes pensées d’un pouvoir égal, détruira inévitablement ta paix.

Chaque fois qu’il y a peur, c’est que tu ne t’es pas décidé. Ton esprit est donc divisé et ta conduite, inévitablement, devient erratique.

Les apeurés doivent malcréer parce qu’ils malperçoivent la création. Quand tu malcrées, tu souffres. Le principe de cause et effet devient maintenant un véritable accélérateur, quoique seulement temporairement (…) Le conflit fondamental en ce monde est donc entre création et malcréation. Toute peur est implicite dans celle-ci et tout amour dans celle-là. C’est donc un conflit entre l’amour et la peur.

Ce qui n’est pas l’amour est toujours la peur, et rien d’autre.

La confusion que tu fais entre sacrifice et amour est si profonde que tu ne peux concevoir l’amour sans sacrifice. Et c’est cela que tu dois regarder : le sacrifice, c’est l’attaque et non l’amour. Si tu voulais seulement accepter cette seule idée, ta peur de l’amour disparaitrait. La culpabilité ne saurait durer lorsque l’idée de sacrifice a été enlevée. Car s’il y a sacrifice, quelqu’un doit payer et quelqu’un doit obtenir. Et la seule question qui reste, c’est de savoir quel est le prix, et pour obtenir quoi.

Le calme et la paix de maintenant t’enveloppent d’une douceur parfaite. Tout a disparu, sauf la vérité.

Et quand tu hésites, c’est parce que le but t’effraie, et non les moyens. Souviens-t-en, car autrement tu feras l’erreur de croire que les moyens sont difficiles.

Il n’est pas besoin d’apprendre par la douleur. Et les douces leçons s’acquièrent joyeusement et se retiennent avec joie. Ce qui te rend heureux, tu veux l’apprendre et ne pas l’oublier.

Quand la tentation d’attaquer surgit pour rendre ton esprit assombri et meurtrier, rappelle-toi que tu peux voir la bataille d’en haut. Même sous des formes que tu ne reconnais pas, tu connais les signes. Il y a un élancement de douleur, un pincement de culpabilité et, par-dessus tout, une perte de paix (…) choisis vite un miracle au lieu du meurtre.

Le temps n’existe que dans le moment présent, dans l’instant d’éternité

Être dans le moment présent permet d’observer, peut-être de contrôler voire te taire ses pensées ou de se relier à quelque chose de plus grand.

Le seul aspect du temps qui soit éternel est maintenant.

C’est dans la réalité de « maintenant », sans passé ni futur, que l’éternité commence à être appréciée. Car il n’y a ici que « maintenant » , et seul «  maintenant » fournit les occasions de saintes rencontres dans lesquelles le salut peut être trouvé.

Ta perception est ta réalité

Les pensées régissent les perceptions. Ainsi ce que l’on pourrait croire être vrai ne serait que des interprétations ou des illusions. Et ce que l’on croit vrai, on se l’enseigne à nous et aux autres, d’où l’importance d’y prendre garde.

Ce que tu perçois en autrui, tu le renforces en toi-même.

Tu ne peux pas être blessé, et à ton frère tu ne veux rien montrer, sauf ton entièreté. Montre-lui qu’il ne peut pas te blesser, et ne lui fais aucun reproche, sinon c’est à toi-même que tu le fais.

Tu dois apprendre que seule la patience infinie produit des effets immédiats

Comme tu enseignes, ainsi tu apprendras. Si tu réagis comme si tu étais persécuté, tu enseignes la persécution (…) n’enseigne que l’amour, car c’est ce que tu es.

Toi seul peux te priver de quoi que se soit.

Il est impossible de ne pas croire ce que tu vois, mais il est également impossible de voir ce que tu ne crois pas (…) Ce que tu crois, tu le vois.

Comprends bien que tu ne réponds pas directement à quoi que se soit, mais à l’interprétation que tu en donnes. Ainsi, ton interprétation devient la justification de ta réponse. C’est pourquoi il est hasardeux pour toi d’analyser les motifs d’autrui.

Chaque décision que tu prends découle de ce que tu penses être et représente la valeur que tu t’accordes à toi-même.

Ce qu’un homme pense, il le perçoit. Par conséquent, ne cherche pas à changer le monde, mais choisis de changer ton esprit au sujet du monde. La perception est un résultat et non une cause.

Ne vois-tu pas que toute ta misère vient de l’étrange croyance que tu es impuissant ?

Ce que tu veux voir doit être ton choix. Ce cours porte sur la cause et non sur l’effet.

 La justice est la prise de conscience que donner et recevoir sont la même chose.

Là est la cause de la souffrance, l’espace entre tes petits rêves et ta réalité. Le petit fossé que tu ne vois même pas, le lieu de naissance des illusions et de la peur, le temps de la terreur et de la haine ancienne, l’instant du désastre, sont tous là.

Les épreuves ne sont que des leçons que tu as manqué d’apprendre et qui te sont présentées à nouveau, de sorte que là où tu avais fait le mauvais choix auparavant, tu peux maintenant en faire un meilleur, échappant ainsi de toute la douleur que t’avait apportée ce que tu as choisi auparavant. Dans chaque difficulté, chaque détresse et chaque perplexité, le Christ t’appelle et dit doucement : «  Mon frère, choisis à nouveau. »

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Gwen

Gwen

Gwen a suivi son premier cours de yoga en 2006 à Montréal. Touchée profondément, cette discipline ne l'a plus quittée. Elle a suivi une formation de professeur auprès de Lyne St-Roch et de nombreux ateliers et cours de yoga avec Marie-Pierre Germain et de méditation avec Pascal Auclair. La pratique du hatha-yoga et l'étude de la philosophie du yoga lui ont apporté de précieux et de multiples bienfaits physiques et mentaux.
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